31 mars 2026

La Fédération de la recherche et de l’enseignement universitaire du Québec (FREUQ-CSQ) exprime publiquement sa solidarité envers la Fédération des syndicats de l’action collective (FSAC‑CSQ), ainsi qu’à l’ensemble des travailleuses, travailleurs et organismes communautaires mobilisés à travers le Québec dans le cadre de la grève sociale qui a débuté le 23 mars et qui culminera ce jeudi 2 avril avec une manifestation devant l’Assemblée nationale à Québec.

« Depuis trop longtemps, le milieu communautaire fait face à un sous‑financement chronique, à une précarité persistante et à une explosion des besoins partout au Québec. Les organismes communautaires assument désormais une part grandissante de services et d’accompagnement auprès de populations vulnérables, souvent en raison d’un désengagement de l’État et de l’externalisation des services publics. Cette réalité met une immense pression sur les équipes de travail, en grande partie composées de femmes et de personnes racisées et issues de l’immigration, qui subissent directement les effets du sous‑financement », a commenté Vincent Beaucher, président de la FREUQ-CSQ.

 

Un mouvement légitime et essentiel

La grève actuelle, qualifiée d’historique tant par son ampleur que par sa durée, est un cri du cœur pour la dignité, la reconnaissance et la justice sociale. Plus de 1600 organismes, des quatre coins du Québec, ont obtenu une autorisation de grève témoignant de l’ampleur du malaise et d’une mobilisation sans précédent.

Les revendications portées par ce mouvement sont, entre autres, axées sur :

  • des conditions de travail décentes;
  • un financement suffisant à la mission;
  • une reconnaissance pleine et entière des organismes;
  • la protection de l’autonomie;
  • la fin du financement précaire.

 

Le rôle essentiel du communautaire

La FREUQ‑CSQ constate quotidiennement les liens étroits entre les milieux universitaires, les organismes communautaires et les populations vulnérables. Elle souligne le rôle structurant du milieu communautaire dans la défense des droits, l’éducation populaire, la transformation sociale et la réponse aux besoins grandissants de la population. Selon son président, « les organismes communautaires ne peuvent être traités comme une solution “à rabais” à des problèmes sociaux amplifiés par des coupes, des réformes ou un manque de financement ».

La FREUQ-CSQ rappelle également que la FSAC‑CSQ représente exclusivement des personnes salariées d’organismes à but non lucratif œuvrant dans une diversité de secteurs. Son histoire, intimement liée aux vagues d’externalisation des services publics, illustre, selon elle, la nécessité de défendre avec conviction les conditions de travail et la mission sociale de celles et ceux qui portent l’action collective au quotidien.

 

Solidarité 

Les organismes communautaires sont à bout de souffle. Le Québec ne peut se permettre de laisser s’effriter ce réseau vital, composé de milliers de travailleuses, de travailleurs, de bénévoles ainsi que de citoyennes et citoyens engagés.

La FREUQ‑CSQ réaffirme son appui envers les revendications portées par la FSAC‑CSQ et l’ensemble des groupes communautaires mobilisés. Leur message est clair : il est temps d’agir pour une véritable équité et justice sociale.